La réforme du contrôle technique en 2018

La réforme du contrôle technique en 2018

À compter du 20 mai 2018, le contrôle technique va évoluer. Plus précisément, il va durcir ses critères d’évaluation et leur nombre. Explications.

Afin de limiter la pollution et la mortalité routière, le gouvernement a décidé que les centres techniques se devaient de réajuster leurs vérifications. Jusqu’à auparavant, 123 points étaient contrôlés, en vue de déceler plus de 450 défaillances potentielles. Désormais, 132 points de contrôle seront vérifiés afin de déceler plus de 600 défaillances potentielles.

Un contrôle technique encore plus complet

Un véhicule neuf, doit être soumis au contrôle technique dans les 6 mois précédant la 4è date-anniversaire de mise en circulation. Pour rappel, chaque contrôle technique est valable pour une durée de 2 ans. En cas e vente d’une véhicule de plus de 4 ans, un autre contrôle technique doit être effectuée et un procès-verbal de contrôle de moins de 6 mois doit être remis à l’acquéreur, de sorte que ce dernier puisse récupérer sa nouvelle carte grise à la préfecture.

Les freins, les pneus, l’éclairage, la suspension, les équipements divers et tout le reste seront tous impactés et observés d’un œil méthodique.

En outre, il y aura désormais 3 niveaux de barèmes, contre 2 auparavant.

Pour commencer, 139 défaillances dites mineures potentielles, à surveiller mais sans nécessité de contre-visite.

Ensuite, 340 défaillances dites majeures, potentielles, à réparer dans les 2 mois et accompagnées d’une contre-visite.

Enfin, 127 défaillances dites critiques, potentielles, avec obligation de réparer le véhicule sous 24 heures et contre-visite dans la foulée, sous peine d’amende de 135 euros voire d’immobilisation du véhicule. La carte grise pourra être retirée et il faudra une preuve de contre-visite pour la récupérer ; cette contre-visite étant d’ailleurs à effectuer dans la semaine suivant l’infraction. Plus gênant encore, en cas de vente, la carte grise ne pourra pas être récupérée par l’acheteur à la Préfecture – ni ailleurs, d’ailleurs – si le vendeur n’a pas fait le nécessaire.

Renflouer les caisses de l’État

Le temps passé sur chaque véhicule augmentant, il faudra logiquement craindre une augmentation du prix et du temps des contrôles techniques. D’une durée de 30 minutes, le contrôle technique devrait désormais frôler la barre des 50 minutes. D’un montant généralement compris entre 50 et 75 euros, le contrôle technique devrait augmenter de 15 à 20%.. Les petits budgets ne risquent guère d’apprécier…

L’un des principaux avantages sera donc la sécurité améliorée des véhicules d’occasion, qu’ils viennent de France ou d’Europe. Oui, même d’Europe car l’uniformisation du contrôle technique est prévue pour binet, suite à une directive européenne. L’autre avantage est que les voitures seront encore mieux scrutées et analysées, ce qui va améliorer la sécurité de conduite.

Une opération de sécurisation, qui a pour but premier de vouloir réduire l’impressionnante mortalité sur les routes , mais sans oublier de renflouer les caisses de l’État, naturellement…

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