Transport écologique : les moyens de déplacement à privilégier

Transport écologique : les moyens de déplacement à privilégier

Poussés par diverses initiatives gouvernementales et locales ainsi que par une conscience « verte » émergente, les Français se déplacent de plus en plus en pensant écologie. Les moyens de transport ont évolué en parallèle. De la marche aux véhicules électriques en passant par le transport en commun, la palette est étoffée. Il devient difficile d’inventer des excuses.

Moins de véhicules motorisés

Si l’objectif consiste à se déplacer sans générer la moindre pollution atmosphérique, la marche et le vélo se présentent comme la panacée. Absence d’émission de gaz nocif et faible consommation d’énergie, mis à part les calories brûlées, figurent parmi les avantages à en tirer.

Malheureusement, ces modes de transport écologique demeurent peu utilisés dans l’Hexagone. D’après la fédération des usagers de la bicyclette, la part du vélo dans les déplacements ne s’élève qu’à 3%. La marche est plus populaire (plus de 30% en moyenne), surtout dans les grands centres urbains.

Sous l’effet de la multiplication des pistes cyclables et de rues piétonnes, le basculement est toutefois en bonne voie pour les courts trajets,

Zéro émission en voitures électriques

Pour ceux qui tiennent absolument à leurs voitures, quelle qu’en soit la raison, la pensée écologique passe désormais par le moteur électrique. Depuis le lancement de la « mode », au début des années 2000, les technologies et les modèles proposés sur le marché se sont diversifiés. Il y en a pour tous les goûts et les budgets.

Les voitures 100% électriques permettent une mobilité « zéro émission ». L’autonomie des batteries ne constitue plus un obstacle. Pratiquement tous les modèles commercialisés atteignent désormais les 200 km et les bornes se trouvent facilement. Le prix des voitures électriques les plus prisées débute à environ 27 000 euros, hors bonus écologique (27% du coût sans dépasser 6 000 euros).

Transport partagé

Partager son moyen de locomotion représente également une manière de se déplacer en pensant écologie. En effet, cette méthode réduit logiquement le nombre de véhicules polluants en circulation. Il s’agit d’une évidence souvent oubliée. L’impact sur la pollution en est pourtant réel en attendant une migration complète vers la marche, le vélo ou la voiture électrique.

Transport en commun, covoiturage, recours au service d’autopartage, les solutions ne manquement pas. En plus, avec la vulgarisation d’Internet et des smartphones, la recherche d’offres et de demandes de service de transport partagé devient un jeu d’enfant. Une simple visite sur un moteur de recherche et des centaines de choix apparaîtront.

Pour les longs trajets

Dans certains cas, lorsque le déplacement se mesure en millier de kilomètres, l’avion reste l’unique option. Cependant, il est toujours possible de penser à l’environnement. Il faut savoir que certains vols polluent plus que d’autres.

Pour s’y retrouver, des spécialistes établissement un classement annuel sur la base du bilan carbone des compagnies aériennes. La consommation en carburant des appareils utilisés, le nombre de places, le taux de remplissage, la capacité en fret font partie des éléments pris en compte dans l’évaluation.

Dans tous les cas, et lorsque la destination le permet, le train doit être préféré à l’avion. Il s’avère effectivement moins polluant.Les dernières avancées technologiques permettent aujourd’hui d’envisager de véritables révolutions, notamment dans le domaine de l’automobile. En effet, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle a conduit à des expérimentations autour de véhicules autonomes, pilotés par un ordinateur central. En 2019, à l’heure actuelle, de nombreux essais ont déjà été réalisés, et permettent d’obtenir une vue plus claire sur la réalité du terrain et les perspectives à venir.

Le parcours du véhicule autonome

Si les premiers tests datent des années 1970, avec des initiatives avant-gardistes au Japon et aux États-Unis, il faut attendre les années 90 pour qu’un engouement pour les véhicules automatisés puisse être perceptible. Depuis la conférence de San Diego en 1997, les projets se sont multipliés, pour devenir au début de la présente décennie un enjeu technologique pour de nombreuses entreprises, des constructeurs comme Nissan, Toyota, General Motors, mais aussi de sociétés du numérique à l’image de Google. L’une des principales raisons de cet engouement des industriels réside en l’amélioration du trafic routier, par l’élimination des embouteillages, à laquelle s’ajoute la réduction des émissions de CO2, en grande partie dues aux transports individuels.

Une accélération des expériences

L’intérêt de ces grandes entreprises a permis de lancer de plus en plus de tests sur des routes publiques. La Californie est rapidement devenu un terrain privilégié pour les expérimentations, de même que le Michigan, point de départ de la révolution automobile américaine, à la fin du XIX ème siècle. L’État de Californie a récemment publié des données concernant les sociétés utilisant des véhicules autonomes, comme Uber ou Waymo, des chiffres qui démontrent une nette progression de la fiabilité de ce type de transport, qui nécessite deux fois moins d’interventions humaines en 2018 qu’en 2017.

Les essais réalisés sur des routes américaines, européennes et asiatiques ont permis de prouver qu’un véhicule autonome peut circuler d’une manière convaincante, cependant, des améliorations demeurent nécessaires avant leur mise en service massive, davantage attendue vers 2030.

Véhicule autonome ou pilote automatique ?

Un certain malentendu peut aujourd’hui persister quant au degré d’implication de l’Intelligence Artificielle dans la conduite des voitures dites autonomes. Car en effet,il existe un certain nombre de degrés dans la circulation automatique de ces véhicules. L’organisme américain chargé de la surveillance des transports, la National Highway Traffic Safety Administration, dispose d’une classification claire en 6 niveaux, du niveau 0 qui correspond à une voiture classique jusqu’au niveau 5, auquel la voiture est 100% autonome et n’a pas besoin de la supervision d’un conducteur.

Pour l’instant, les véhicules « autonomes » les plus répandus ou sur le point d’être commercialisés se situent dans les niveaux 1 à 3, qui correspondent à des assistances au conducteur, voire à un degré important de pilotage automatique. Si l’objectif annoncé de parvenir à des véhicules de classe 5, complètement autogérés par ordinateur, est le but ultime d’entreprises comme Google, la possibilité d’une intervention de la part conducteur reste l’option pour l’instant privilégiée, car la plus à même de contenter les usagers d’aujourd’hui.

Quelles perspectives pour le véhicule autonome ?

Ce type de voiture suscite l’intérêt de nombreux constructeurs et est appelé à se développer de manière très importante au cours de 15 prochaines années, pour trouver une place de choix dans le marché de l’automobile.

Les études menées au sujet de la commercialisation des voitures autonomes ne sont pas unanimes, mais la plupart d’entre elles pointent la fin de la décennie 2020 comme étant la période à partir de laquelle on assistera à une percée majeure.

D’autres études misent sur le développement de transports en commun autonomes qui à terme, dans les années 2030, entraînerait une baisse des ventes de véhicules individuels. Telle est la conclusion d’un récent rapport d’UBS.

La commercialisation à venir de véhicules autonomes n’aura véritablement de sens que si les voitures étaient entièrement propulsées par des moteurs électriques, ce qui permettrait de réduire considérablement les émissions de CO2. Les constructeurs automobiles ont visiblement bien intégré ce paramètre dans leurs projets à moyen terme, et laisse présager une automobile future plus propre que jamais.

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