Voitures autonomes : état des lieux et perspectives

Voitures autonomes : état des lieux et perspectives

Les dernières avancées technologiques permettent aujourd’hui d’envisager de véritables révolutions, notamment dans le domaine de l’automobile. En effet, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle a conduit à des expérimentations autour de véhicules autonomes, pilotés par un ordinateur central. En 2019, à l’heure actuelle, de nombreux essais ont déjà été réalisés, et permettent d’obtenir une vue plus claire sur la réalité du terrain et les perspectives à venir.

Le parcours du véhicule autonome

Si les premiers tests datent des années 1970, avec des initiatives avant-gardistes au Japon et aux États-Unis, il faut attendre les années 90 pour qu’un engouement pour les véhicules automatisés puisse être perceptible. Depuis la conférence de San Diego en 1997, les projets se sont multipliés, pour devenir au début de la présente décennie un enjeu technologique pour de nombreuses entreprises, des constructeurs comme Nissan, Toyota, General Motors, mais aussi de sociétés du numérique à l’image de Google. L’une des principales raisons de cet engouement des industriels réside en l’amélioration du trafic routier, par l’élimination des embouteillages, à laquelle s’ajoute la réduction des émissions de CO2, en grande partie dues aux transports individuels.

Une accélération des expériences

L’intérêt de ces grandes entreprises a permis de lancer de plus en plus de tests sur des routes publiques. La Californie est rapidement devenu un terrain privilégié pour les expérimentations, de même que le Michigan, point de départ de la révolution automobile américaine, à la fin du XIX ème siècle. L’État de Californie a récemment publié des données concernant les sociétés utilisant des véhicules autonomes, comme Uber ou Waymo, des chiffres qui démontrent une nette progression de la fiabilité de ce type de transport, qui nécessite deux fois moins d’interventions humaines en 2018 qu’en 2017.

Les essais réalisés sur des routes américaines, européennes et asiatiques ont permis de prouver qu’un véhicule autonome peut circuler d’une manière convaincante, cependant, des améliorations demeurent nécessaires avant leur mise en service massive, davantage attendue vers 2030.

Véhicule autonome ou pilote automatique ?

Un certain malentendu peut aujourd’hui persister quant au degré d’implication de l’Intelligence Artificielle dans la conduite des voitures dites autonomes. Car en effet,il existe un certain nombre de degrés dans la circulation automatique de ces véhicules. L’organisme américain chargé de la surveillance des transports, la National Highway Traffic Safety Administration, dispose d’une classification claire en 6 niveaux, du niveau 0 qui correspond à une voiture classique jusqu’au niveau 5, auquel la voiture est 100% autonome et n’a pas besoin de la supervision d’un conducteur.

Pour l’instant, les véhicules « autonomes » les plus répandus ou sur le point d’être commercialisés se situent dans les niveaux 1 à 3, qui correspondent à des assistances au conducteur, voire à un degré important de pilotage automatique. Si l’objectif annoncé de parvenir à des véhicules de classe 5, complètement autogérés par ordinateur, est le but ultime d’entreprises comme Google, la possibilité d’une intervention de la part conducteur reste l’option pour l’instant privilégiée, car la plus à même de contenter les usagers d’aujourd’hui.

Quelles perspectives pour le véhicule autonome ?

Ce type de voiture suscite l’intérêt de nombreux constructeurs et est appelé à se développer de manière très importante au cours de 15 prochaines années, pour trouver une place de choix dans le marché de l’automobile.

Les études menées au sujet de la commercialisation des voitures autonomes ne sont pas unanimes, mais la plupart d’entre elles pointent la fin de la décennie 2020 comme étant la période à partir de laquelle on assistera à une percée majeure.

D’autres études misent sur le développement de transports en commun autonomes qui à terme, dans les années 2030, entraînerait une baisse des ventes de véhicules individuels. Telle est la conclusion d’un récent rapport d’UBS.

La commercialisation à venir de véhicules autonomes n’aura véritablement de sens que si les voitures étaient entièrement propulsées par des moteurs électriques, ce qui permettrait de réduire considérablement les émissions de CO2. Les constructeurs automobiles ont visiblement bien intégré ce paramètre dans leurs projets à moyen terme, et laisse présager une automobile future plus propre que jamais.

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